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Dans les photos de Dominique Silberstein, il y a toujours quelque chose d'apparent et de caché. A l'artifice il préfère la profondeur, qu’il cherche sans cesse à révéler. Avec lui, une fleur d'Iris devient érotique, une cathédrale devient intime, la courbe d’un corps devient vertigineuse. C'est un amoureux de la beauté à l'état pur. Par dessus-tout, il aime composer sur-le-champ et improviser une mise en scène pour dégager toute la force de son sujet. C'est ainsi qu’il fait danser une africaine comme un félin prêt à bondir, enveloppe un corps nu dans un filet de métal pour mieux le sublimer, ou pose un flacon sur une terre aride pour en faire jaillir l'éclat.


« Le soleil est la première lumière que l'on bénit ».




© CLAUDIO PAPAPIETRO

Dominique débute sa carrière en 1978 à New York. Pendant une dizaine d'années, il photographie des top models pour les plus grands magazines américains. En 1988, il revient à Paris et réalise des grands reportages pour Vogue Magazine. Il découvre un nouvel horizon, celui des voyages. Paysages grandioses, architectures étonnantes, hôtels paradisiaques, portraits de vie. Autant d'inspirations pour cet homme dont le credo est la lumière naturelle.
Au début des années 2000, c'est le parfum qui l’emmène au bout du monde, avec de nouvelles stars qui ont pour nom tubéreuse des Indes, vanille des Comores, osmanthus de Chine et bien d'autres encore… Un voyage sensoriel et initiatique qu’il met en images dans le livre « Secrets de plantes à parfum ».
En 2005, il reçoit le « Prix Jasmin » qui récompense le talent des journalistes et photographes qui illustrent l'univers du parfum dans la presse.
En 2006, il rend hommage cette fois aux épices et aux flacons de parfum dans le livre « Des épices au parfum ».


Aujourd'hui, ces nombreuses rencontres, ces kilomètres parcourus font de lui un photographe aux multiples facettes, un peu hors des modes, qui continue à capter les lumières de tout ce qui l'entoure. Pourvu que son sujet ait une âme…